Madame, Monsieur,
En ce début d'année, la dernière de cette législature, je voulais vous souhaiter à toutes et tous, tous mes vœux pour 2012. Je souhaite que cette année 2012 vous apporte de la réussite dans vos projets, de la sérénité et de nombreuses satisfactions personnelles. Courage, Justice et Solidarité, telles pourraient être les vertus à cultiver cette année
Année d'élections présidentielles et législatives, 2012 sera cruciale pour notre pays. Après 10 ans de Gouvernement de droite, les Français ont la possibilité de porter le changement au pouvoir. Il est plus que temps de redresser nos comptes publics, de créer une nouvelle croissance et de remettre la justice sociale au cœur de l'action publique. Il faut cesser de sacrifier nos services publics et le pouvoir d'achat des Français aux seules exigences des marchés financiers.
Ce changement est d'autant plus nécessaire que l'année qui vient de s'écouler a été très lourde en évènements majeurs. Les révolutions des pays arabes, la mort d'Oussama Ben Laden ont profondément changé les équilibres géopolitiques. La catastrophe de Fukushima a bouleversé notre façon d'envisager la question du nucléaire et personnellement m'a confirmé dans le besoin de construire la sortie progressive de la production d'électricité à base de nucléaire. La crise économique et financière mondiale s'est aggravée, menaçant directement le processus de construction européenne. Tout cela nécessite une vision stratégique et non des mises en scènes successives et contradictoires.
Au niveau de la politique interne, nous avons vécu un moment historique avec le passage du Sénat à gauche, pour la première fois sous la 5eme république. L'organisation de primaires citoyennes a aussi transformé la façon de faire de la politique dans notre pays. Avec une participation record, ces primaires prouvent bien la soif de démocratie de très nombreux Français.
Pour 2012 je souhaite, malgré la crise et la rigueur, que ce désir démocratique perdure et s'incarne dans le renouvellement politique de nos institutions. Nous devons garder foi en la démocratie, au niveau national et européen ; elle ne pourra survivre à la crise qu'en remettant le peuple, ses préoccupations, ses attentes et ses propositions, au cœur de l'action publique.
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